
La région de la capitale nationale est au cœur de nos racines. Ici, sur la puissante rivière des Outaouais, se trouvent les chutes de la Chaudière, un site d’une importance historique, culturelle et environnementale exceptionnelle. Portage Énergie est fière d’exploiter ses installations hydroélectriques à cet endroit emblématique, en produisant de l’énergie propre tout en respectant l’héritage riche et la beauté naturelle des lieux.
Depuis des siècles, les chutes de la Chaudière occupent une place essentielle dans l’histoire de la région. Les Algonquins Anishinaabeg et d’autres Premières Nations considèrent ce site comme sacré — un lieu de rassemblement, de portage et d’échanges commerciaux. Ils l’avaient nommé « Asticou », qui signifie « chaudron » ou « eaux bouillonnantes » — une description reprise ensuite par les premiers explorateurs français sous le nom de « Chaudière ».
La rivière des Outaouais — Kichi Sibi, ou « la grande rivière » — a façonné le développement du Canada et alimenté l’essor de l’industrie du bois qui a donné naissance à Bytown (aujourd’hui Ottawa). Aujourd’hui, des vestiges de ce passé industriel se côtoient avec une infrastructure énergétique de pointe en matière d’énergie renouvelable.


Aujourd’hui, les chutes de la Chaudière abritent six centrales hydroélectriques, dont la plus ancienne centrale encore en exploitation au Canada et une centrale souterraine ultramoderne. Ces installations utilisent le courant naturel de la rivière pour générer 86,7 MW d’énergie propre et renouvelable — assez pour alimenter environ 70 000 foyers chaque année.
Sur l’île Chaudière dans la rivière des Outaouais, la centrale no 5 est la principale installation de production d’énergie propre renouvelable de Portage Énergie. Cette centrale ultramoderne a une puissance de 29 MW.
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Mise en service en 2017, cette nouvelle centrale a été construite entièrement sous terre afin d’ouvrir le site au public et d’offrir une vue imprenable sur la beauté naturelle des environs. Elle compte quatre groupes turbine-alternateur qui exploitent la puissance de la rivière des Outaouais et produisent ainsi assez d’énergie propre pour alimenter 20 000 habitations, tout en réduisant les émissions de dioxyde de carbone d’environ 115 000 tonnes par an.
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Mise en service par E.H. Bronson en 1891 pendant l’essor de l’industrie du bois d’œuvre, la centrale no 2 se trouve sur l’île Victoria. Il s’agit de la plus ancienne centrale hydroélectrique encore en exploitation au Canada.
À l’origine, la centrale no 2 comptait trois groupes turbine-alternateur, dont la puissance installée totalisait 5 MW. Elle a été entièrement remise à niveau en 2001. On a alors remonté tous les alternateurs, remplacé les turbines et installé un système de surveillance automatisé à la fine pointe de la technologie. Tous les éléments patrimoniaux ont toutefois été préservés, notamment les cadrans et commutateurs d’origine, si bien que l’équipement ressemble en tous points à celui d’il y a plus de 100 ans. Ces améliorations ont permis de porter à 8 MW la puissance installée de la centrale, soit une augmentation de 64 pour cent.
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La centrale no 4, qui se trouve sur la rive nord de l’île Victoria, juste en face de la centrale no 2, possède une puissance de 8 MW.
Cette centrale mise en service en 1900 comptait à l’origine deux groupes turbine-alternateur d’une puissance installée totalisant 7 MW. Cette installation semblable à la centrale no 2 a connu bon nombre de mêmes problèmes de vieillissement. Elle a été entièrement reconstruite et agrandie en 2005. Sa puissance est alors passée de 7 à 8 MW. En plus de réduire les coûts d’entretien et d’améliorer la fiabilité et la sécurité, les travaux de remise à niveau permettent d’exploiter les ressources hydrauliques de la façon la plus efficiente qui soit.
Visible depuis la centrale no 2, la centrale Grinder (en français « défibreur ») est appelée ainsi parce qu’elle est située à l’emplacement de l’ancienne usine de pâtes à papier Bronson, où l’on « défibrait » le bois pour fabriquer les produits du papier.
Cette petite installation de couleur argent en forme de caisson construite par Portage Énergie en 2007 fournit à la région d’Ottawa 700 kW d’énergie verte renouvelable. Elle fait appel à une technologie novatrice pour produire l’électricité. On a conçu et fabriqué une turbine hydraulique de basse chute destinée aux petites centrales hydroélectriques. Cette turbine avait été développée par Énergie, Mines et Ressources Canada dans le cadre d’un programme de recherche-développement scientifique parrainé par ce ministère.
La centrale Hull 2 se trouve en face de la nouvelle centrale aux chutes de la Chaudière, du côté opposé de la rivière des Outaouais.
En juin 2016, Hydro Ottawa a conclu un contrat d’achat avec Hydro-Québec pour acquérir la centrale Hull 2, d’une puissance de 27 MW, située aux chutes de la Chaudière, côté Gatineau. Construite en 1912-1913, elle n’est entrée en service qu’en 1920 en raison des retards liés à la Première Guerre mondiale. Au fil des ans, elle a été modernisée : une troisième turbine a été ajoutée en 1923, puis en 1968 une turbine Kaplan à axe horizontal, unique dans le complexe des Chaudières et première au Québec. La centrale fait aujourd’hui l’objet d’une remise à niveau, incluant le remontage des alternateurs, le remplacement des turbines et systèmes de commande, ainsi qu’une nouvelle interconnexion vers le réseau ontarien.
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Située sur la rivière des Outaouais du côté de Gatineau, la centrale de Gatineau possède une puissance installée de 12 MW.
Cette centrale construite en 1912 par la E.B. Eddy Company a fait l’objet d’un bon entretien au cours des années. On y effectue actuellement des travaux de remise à niveau majeurs comprenant le remplacement des turbines, le remontage ou le remplacement des alternateurs, la construction d’un nouveau local électrique et l’automatisation de l’équipement. Comme dans le cas de la centrale Hull 2, une nouvelle interconnexion est prévue pour alimenter en électricité le réseau ontarien.
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